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       Au Nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux

L'Islam et la démocratie

    La démocratie est un système occidental qui prend sa source du développement des Etats Européens modernes.Le système démocratique est né au cours de l'épanouissement économique et social de ce vieux monde européen.
Peut-on légitimer l'emprunt des autres sociétés non occidentales de ce système où l'échelonnement de leurs développements et de leurs évolutions est tout à fait différent de celui des Etats Européens ?
Certes, le système démocratique est en effet un système occidental, parfaitement ancré à la naissance des Etats Européens modernes au cours de leur développement économique et social. En fait, l'évolution de la société occidentale industrielle a dicté la solution démocratique au système politique en général.
Ici, on pourrait présenter un point à l'importance particulière dans le système Démocratique ou dans la démocratie. C'est un point relatif au neutralisme de ce système, ce qui signifie qu'il a failli être un appareil du système, et aspire à la réalisation de la justice dans la répartition des responsabilités, et enfin dans la réalisation de la société politique, du moment qu'il serait possible de dire : la démocratie est un système libéral, lorsque nous voulons transposer la liberté de son sens abstrait à celui de la société politique.
Dans un premier lieu, les occidentaux ont découvert leur besoin crucial à la démocratie. La complexité de la société industrielle qui est née récemment en Europe a découvert son besoin à ce système démocratique et pour cela il y compte beaucoup dans le domaine politique, économique et en ce qui concerne l'organisation des sociétés.
Est-il juste que cette réalité historique au sujet de la démocratie qui a profité à l'occident ne soit pas maintenant une occasion pour les musulmans à bénéficier à leur tour de ce
produit de nature humaine. De notre point de vue, en principe, l'Islam ne s'interpose pas aux découvertes de l'humanité qui apportent des conditions de vies meilleures. En ce sujet, je me rappelle de la parole de sagesse provenant du prophète Mohamed (que paix et bénédiction de Dieu soient sur lui et sa famille) quand il dit : « la sagesse est un objet perdu au croyant, là où il la trouve, il la prend et s'en sert.». Cette citation du prophète démontre méticuleusement que le musulman est un être qui s'efforce à s'attribuer la vérité. D'autre part, cette maxime confirme que la vérité ne dérive pas seulement d'une source unique, mais qu'elle s'acquiert au prix d'une recherche sans répit, peu importe que les moyens d'investigation soient issus d'un programme islamique ou des autres programmes. Certes, nous, les musulmans, nous sommes confiants à la fiabilité des principes d'investigation islamique dans la recherche de la vérité du moment où nous croyons qu'elles proviennent directement du Dieu omniscient. Et cela aura son rôle actif pour nous mener à la vérité sans nous éterniser sur les autres programmes d'investigation étrangers à l'esprit de l'Islam et qui nous ferait perdre beaucoup de temps en raison de leur provenance humaine en proie à l'erreur. L'Islam est une religion qui associe le spirituel et le temporel. En tant que culte, l'Islam se comporte comme un dogme immuable qui n'est pas favorable aux modifications. Mais l'Islam est aussi un système adapté à n'importe quelle époque et à n'importe quel endroit. Alors, il peut satisfaire l'individu ou la société qui veut l'adopter en tant que mode de vie ou système social à travers les âges et les endroits.L'Islam dispose d'un riche legs en matière d'organisation sociale. De nature, l'Islam prône le système démocratique et condamne la tyrannie. Dans le Saint Coran, la démocratie est connue sous le nom de 'choura' qui signifie consultation. Dieu ordonne par le biais de son livre saint, le Coran, à son prophète Mohamed de consulter la communauté des croyants avant de prendre une décision d'intérêt général « demande leur consentement dans les affaires », «  (les croyants sont ceux qui) se consultent entre eux à propos de leurs affaires ». Ces deux versets coraniques montre bien que l'Islam rend obligatoire la démocratie.
Par contre, dans le Coran, c'est le personnage de Pharaon qui s'est divinisé, qui symbolise la tyrannie en s'exprimant en ses termes devant son assemblée de notables, il disait : « Ô notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. »
Mais le paradoxale, c'est que les musulmans, malgré leur abondant héritage en matière de démocratie, souffrent de la dictature de leur gouvernement dans une grande partie de leur l'histoire.
Le véritable problème des musulmans resulte donc des régimes dictatoriaux qui font souffrir leur peuple.   Bien que la démocratie ayant été une des valeurs
primordiales de la cité médinoise du prophète Mohammed, elle n'a pas pu s'épanouir au cours de l'histoire de la civilisation islamique. Après consultation des documents historiques, on s'aperçoit que des gens mal intentionnés ont barré la route au système démocratique. Autrement dit, dès le début de l'Islam, on a tué la démocratie dans l'œuf.
Au stade embryonnaire le processus démocratique au sein de la société islamique naissante a perdu son élan sous les coups perfides d'une minorité d'individus ayant l'intention d'imposer un régime dynastique de droit divin.
Au terme de trois décennies, le système consultatif naissant instauré par le prophète Mohammed à Médine se dénature pour céder la place à un système totalitaire basé sur le tribalisme.
Une des causes de la subversion de la jeune démocratie est l'assassinat du troisième calife Othmane à la fin de la douzième année de son pouvoir.Ali ibn Abi Dalib, un des pionniers de la Nation islamique succède le calife
défunt au pouvoir après un consensus qui a eu lieu entre le comité consultatif constitué des grands compagnons du prophète.
Mais Moawiya, le gouverneur de la Syrie s'oppose à l'élection d'Ali sous prétexte de n'avoir pas été membre de l'assemblée qui a élu le calife Ali. Et tant que proche parent d'Othmane, il s'est donné le droit d'exiger l'arrestation des assassins du calife défunt.D'une part les conjonctures sécuritaires ne permettent pas d'arrêter les coupables du crime qui a coûté la vie au calife Othmane, d'autre part Moawiya n'est pas habilité à vouloir châtier les assassins de ses propres mains en déployant une armada qu'il a fait parvenir de la Syrie dont il a été le gouverneur pendant deux décennies.Dans un premier temps, Moawiya revendique le sang de son cousin Othmane mais par la suite il transforme cela en une rébellion contre le calife élu, Ali.
Les deux armées s'affrontèrent à Siffin en l'an 37 de l'hégire. Le combat a fait rage pendant des
jours entiers. Amr Ibn Abi Al-Aas voyant l'armée Syrienne en mauvaise posture trompa le camp adverse en faisant brandir ses soldats des exemplaires du Coran pour demander l'arrêt des hostilités et appelle les croyants belligérants de régler leur différent en se référant au Coran.
A l'esprit perspicace, Ali a senti l'escroquerie et ordonne son armée à continuer le combat proférant sa célèbre citation : « Continuez le combat, c'est une parole véridique à l'intention perfide ».Mais malheureusement ses soldats n'ont pas écouté  sa parole de sagesse et ont cessé le combat malgré la mise en garde de leur chef.
Ali accepte l'armistice à contrecœur. En somme, les deux camps désignent chacun leurs délégués pour les représenter aux pourparlers.
Abu Moussa Al-Ach'ari est désigné comme délégué dans le camp d'Ali et Amr Ibn Abi Al-Aas dans le camp de Moawiya.
Bien que Ali soit opposé à la désignation d'Abu Moussa, néanmoins une poignée de gens deviennent intraitables
pour le choix d'Abu Moussa comme délégué.
Cette poignée de dissidents ont opté pour le mauvais choix en désignant Abu Moussa au détriment d'Abdullah Ibn Al Abbas proposé par le calife Ali.
Ibn Al Abbas est un homme célèbre pour son érudition et sa vigilance dans les affaires d'ordre politique, alors que Abu Moussa est un homme connu pour sa piété par contre inexpérimenté aux tractations relatives aux affaires sociopolitiques.
De sa part, Moawiya a choisi Amr Ibn Al-Aas qui avait la notoriété d'être un fin stratège même en période antéislamique.
Les délégués se sont mis d'accord de reprendre les pourparlers un an plus tard à Adrah pour calmer entre-temps les esprits.
Cette phase de suspension des hostilités a profité le camp de Moawiya qui renforce ses positions tandis que celui d'Ali a tendance à se désintégrer gravement jusqu'à arriver à la perte de l'unité de son armée qui s'est entretuée dans une guerre de sécession.
Comme on vient d'évoquer la cessation du conflit a semé la zizanie dans le camp du calife Ali, dont un bon nombre de ses partisans ont déserté son armée sous prétexte que celui-ci n'avait pas respecté les commandements du livre de Dieu en acceptant l'arrêt de la guerre tout en s'appuyant comme preuve juridique sur ce verset coranique : « Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l'un deux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre d'Allah. Puis, s'il s'y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables » (verset 9 chapitre 49)
Les dissidents ou Khâridjites déclarent au calife qu'ils ne reviendraient de leur scission qu'à une seule condition : c'est d'annuler les pourparlers avec Moawiya prévus pour l'an prochain.
Selon le verset qu'ils ont cité ci-dessus, ils pensent que le Coran peut être le seul juge incontestable dans cette affaire. A vrai dire, le camp
de Moawiya devient un rebelle si on se réfère en toute honnêteté à ce verset puisque ce camp avait créé une zizanie au sein de la communauté musulmane en s'insurgeant contre Ali qui a ete élu calife après l'assassinat d'Othmane.
En effet, les Khâridjites ont raison de dire qu'il est inconcevable qu'une armée loyaliste accepte de négocier avec des rebelles.
Les Khâridjites pensent du moment qu'ils sont sur le droit chemin de Dieu pourquoi fallait-il parlementer avec des insurgésqui viennent a l'encontre des commandements de Dieu.
Par ailleurs, dans ce verset, le Coran recommande les croyants de combattre le groupe rebelle jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre divin. Ce qui veut dire jusqu'à ce qu'il accepte la reddition et la soumission à l'autorité légale.  Mais ce qui est paradoxal, c'est ce que les Khâridjites viennent condamner plus tard l'arrêt du combat et l'acceptation du parlementaire alors qu'ils ont eux-mêmes obligé l'Imam Ali à le
faire contre son gré à la bataille de Siffin.  

 En constatant la gravité de la situation dans son camp, Ali décide de réorganiser son armée qui risque de s'éparpiller dans la nature.
Il envoie Ibn Abbas afin qu'il amène les Khâridjites à la raison et les convaint à rejoindre de nouveau son armée.
Abbas s'engage dans un débat acharné avec les Khâridjites qui a abouti à la dissuasion de la majorité des dissidents.
Le reste des Khâridjites obstinés dans leur position de mutinerie a été attaqué à Nahrawane en l'an 38 de l'hégire par l'armée d'Ali. En outre un nombre considérable de Khâridjites ont succombé au cours de la bataille de Nahrawane.La date des pourparlers prévue à avoir lieu à Adrah arrive à son terme la même année que la bataille de Nahrawane.
Les deux délégués se sont mis d'accord de démettre de leurs fonctions respectives à Ali et à Moawiya en vue de les remplacer par deux candidats qui seront élus par la communauté des
croyants.
Malheureusement, les pourparlers sont voués à l'échec à cause du parjure d'Amr Ibn Al-Aas au consensus qu'il s'est engagé avec Abû Moussa.
Amr laisse parler en premier son homologue qui a déclaré en toute sincérité la sentence de destitution du calife Ali et de la démission de Moawiya à son poste de gouverneur de la Syrie.
Amr prend la parole à son tour pour dire : « les musulmans sont témoins qu'Ali l'ex-calife est destitué par son propre représentant mais moi Amr et mes partisans, nous renouvelons notre pacte d'allégeance à Moawiya ».
Cette haute trahison de la part d'Amr a même dissipé le climat de confiance qui a pu rendre possible que les pourparlers aient lieu à Adrah.
Chacune des deux factions ont décampé pour se rendre dans leurs positions respectives.
Ali et ses troupes ont regagné la ville de Koufa en Iraq. Et Moawiya et ses soldats ont retourné à Damas en Syrie.
Les khâridjites se sont réuni au lieu saint de la Mecque et ont pris
l'engagement d'assassiner les trois chefs suivants : Ali Ibn Abi Dalib, Moawiya Ibn Abi Sufyane et Amr Ibn Abi Al-Aas. Ils pensent que l'assassinat de ces trois hommes va mettre à terme les troubles politiques qui sévissent le monde musulman à l'époque.
Ils ont chargé cette mission trois de leurs hommes : Abdourahman Ibn Muljim Almaroudi, Bark Ibn Abdullah Altamimi et Amr Ibn Bakir Altamimi.
Seul Ibn Muljim a réussi à accomplir sa mission en frappant le quatrième calife du coup fatal dans la nuit du vendredi 17 du mois béni de Ramadan en 40 de l'hégire.
L'Imâm a succombé suite à sa blessure mortelle le dimanche 19 du même mois.
Son fils Hassan lui a succédé au pouvoir. Mais celui-ci s'est démis de sa fonction de calife pour céder ce poste au rival de son père, Moawiya.
Hassan a pris cette décision pour arrêter enfin l'effusion de sang entre les musulmans et pour sauvegarder l'unité du monde islamique. Avant d'abdiquer et de transmettre le pouvoir à Moawiya, Hassan a exigé à ce dernier de jurer à restituer après son règne le califat au peuple pour qu'il puisse élire un nouveau calife légitime.
Malgré cela, Moawiya n'a pas tenu ses promesses et a désigné son fils Yacide comme son dauphin l'an 50 de l'hégire et a appelé les Syriens de faire acte d'allégeance à ce futur calife et successeur au trône. Comme les Syriens sont des gens qui ont déjà connu les dynasties byzantines et ils se sont vite résignés à la volonté de Moawiya de nommer son dauphin.
Par contre, Médine, la cité du prophète, administré par Marwane le bras droit de Moawiya, n'a pas accepté cette dynastie qui vient de s'instaurer.
Dix ans après sa promesse de restitution du pouvoir au peuple, Moawiya a écrit à Marwane son gouverneur de Médine pour informer les médinois que Yacide est l'héritier du trône.
Marwane rassemble les citadins de Médine et tient un discours en public pour dire : « le commandeur des croyants Moawiya est d'avis de nommer son fils Yacide comme son successeur à l'instar des deux califes précédents Abû bakr et Omar. Abdourahman Ibn Abû Bakr l'objecte et dit : « Au contraire, tu imites Kisra et César car Abû Bakr et Omar n'ont pas fait de leurs fils leurs dauphins voire un membre de leur proches parents. » Pour faire valoir sa décision d'introniser son fils, Moawiya s'est rendu au pèlerinage de la Mecque et Médine en l'an 51 de l'hégire, dans le but de prendre l'engagement de l'acte d'allégeance aux habitants des deux lieux saints de l'Islam.
Moawiya tente d'obtenir l'accord des compagnons du prophète habitant à Médine ou la Mecque comme Abdullah Ibn Omar, Abdourahman Ibn Abû Bakr, Abdullah Ibn Zuhayr, Hussein et Hassan Ibn Ali etc....
Mais ces derniers ont refusé catégoriquement de satisfaire son désir ardent de faire son fils son dauphin. Par contre, ils lui ont fait remarqué qu'il vient d'instaurer un système dynastique qu'on peut qualifier d'apostasie selon les préceptes de la Religion islamique.
 

Au deces de Moawiya, les Siriens longtemps assujettis a l'impérialisme byzantin ont accepte l'intronisation par Moawiya son fils Yazide.Celui-ci envoie un emissaire aux habitants de Medine pour les faire accepter le serment d'allégeance.
Parmi les habitants de Medine compte houssein ibn Ali et abdullahi ibn zoubeir, deux personnalites tres importantes du point de vue de leur rang social.
Ces deux personnalites ont refuse categoriquement de preter le serment d'allegeance au fils de Moawiya. Quant a Ibn zoubeir,il a ete contre l'intronisation de Yazide, mais il n'a pas revendique le pouvoir pour lui-meme.Par contre le cas de Houssein est particulier puisque celui-ci est le fils de l'imam ali, dernier calife elu et aussi le petit-fils du prophete Mohamed.
D'autre part, le peuple iraquien ,en particilier les habitants de la ville de Koufa se déclarent etre les partisans de Houssein depuis le regne de Moawiya et l'incitent sans cesse a se rebeller ,avec leur soutient, contre ce regime illegal.Mais Houssein s'est longtemps abstenu de l'insurrection en voulant respecter le traite de paix que son frere Hassan a signe avec Moawiya.
Ce traite consiste que Hassan cede le pouvoir a Moawiya, mais en contre parti ,que celui-ci jure a restituer le pouvoir au peuple apres lui, pour elire un calife legitime.     
Cependant, les musulmans se rendent compte que Moawiya ne veut pas tenir sa promesse et n'a pas l'intention de restituer le pouvoir au peuple.
 A son vivant, il nomme son fils son dauphin. Cela prouve clairement sa intention de garder le pouvoir pour sa famille. Désormais, houssein approuve l'appel a l'insurrection temps souhaites par les Iraquiens. Alors, il decide de passer a l'acte et organise l'insurrection contre ce régime dynastique en train de se former.
Il part de la Mecque pour se rendre en Iraqle le 10 du mois Dul Hijja (mois du pelerinage) en compagnie
de quelques membres de sa famille, composee d'hommes, de femmes et d'enfants.
          
A SUIVRE 

ALMOUSTABSIR ABDIRAHIM

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